Archive 2001 : Bercy, c'est fini !

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19 avril 2001 : Il ne reste plus que quelques minutes à jouer dans le quart de finale retour de la Suproleague entre l'Asvel et Moscou à l'Astroballe, Moscou qui a dèjà gagné le match-aller avec 15 points d'écart.

Plus que quelques minutes donc, et l'Asvel est au plus mal, dominée par la densité russe dans son physique, son adresse et l'inspiration de son jeu.

Moscou a déjà un pied en finale, des signes d'impuissance se manifestant dans les rangs asvéliens, qui lâchent trop de rebonds offensifs à leurs adversaires, qui commettent plus de fautes, qui perdent de nombreuses balles.

Pourtant, malgré 12 points de retard, l'Asvel puise dans ses réserves, poussée par une Astroballe très fervente, et n'abdique pas.

Telle le boxeur acculé dans les cordes, plusieurs fois compté, elle ne veut pas mettre le genou à terre ou jeter l'éponge.

Elle jette plutôt ses dernières forces dans une défense individuelle on ne peut plus stricte, et se met à grignoter doucement son retard sur quelques contre-attaques gagnées par les pertes de balle moscovites.

Lorsque "Captain" Laurent Pluvy réussit une incroyable action à 4 points (panier + faute) qui réduit l'écart à -7, c'est du délire !

Mais le génial Fetisov, déjà bourreau de l'Asvel à l'Astroballe au match aller de la 1ère phase, adresse la réponse à 3 points, Larue enfonce le clou avec un nouveau tir primé.

L'Asvel est-elle "K.O" définitivement ?

Non, Laurent Sciarra passe le "triple" de l'espoir, puis Bill "dollar" Edwards ramène le déficit à 3 petits points sur lancers-francs.

Il reste 2'30 à jouer.

(Quelle émotion, Quel plaisir d'avoir le privilège de vivre cela !)

La suite, hélas, on la connaît : Moscou méritait sa qualification et allait le prouver en maîtrisant parfaitement sa fin de match, Fetisov et Kirilenko "assurant" dans leur standing de futurs pensionnaires de la NBA le succès russe par leur domination au rebond et leur adresse, aidés par une profondeur de banc maximale.

Au buzzer le public applaudira autant la vaillance villeurbannaise que la performance moscovite, qui a vraiment sa place au Final 4.

Pas de regrets donc, ni pour les joueurs, ni pour les coaches, ni pour les supporters, de perdre contre cette magnifique équipe dans laquelle la taille et la puissance s'allient au talent, un CSKA qui sera sans nul doute un prétendant au titre européen.

L'absence d'une équipe française à Bercy sera donc finalement le principal regret à avoir pour cette Suproleague, où l'on retrouvera sans doute les favoris : Pana, Maccabi et Moscou attendant dès maintenant d'en découdre.

Nous, on peut être fiers de nos "verts" qui ont tout donné dans ce 1/4 de finale, qui ont montré dans l'adversité des valeurs auxquelles nous sommes très attachés, et qui ont à coeur de réussir quelque chose cette saison.

Il leur reste 2 tableaux sur lesquels figurer...

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Une republication de Valérie Fiastre

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